Newsletter 10 - Le vent se lève !

Depuis quelques semaines, nous menons une expérience en collaboration avec une jeune entrepreneure en quête de clients. Prenons une métaphore pour illustrer sa situation : imaginez-la naviguant seule dans un bateau à voiles sur une mer plate, sans le moindre souffle de vent. Pour s’en sortir, elle doit absolument aller là où souffle une jolie brise, et pour ce faire elle utilise une paire de rames.

Jessica a lancé son activité de naturopathe à Paris depuis 2 ans, et traverse une période que connaissent beaucoup d’entrepreneurs : elle doit persévérer pour que son activité atteigne la taille critique, mais ne sait pas combien de temps cela va prendre. Quand les consultations sont peu nombreuses, il lui arrive de douter de tout : de sa compétence, de sa capacité à en vivre…

Son chiffre d’affaires, qui avoisine les 15.000 euros par an, est insuffisant pour la faire vivre. Pour dormir sur ses deux oreilles, elle doit le doubler rapidement (car son épargne, dans laquelle elle pioche, diminue à vue d’œil…).

Avec Nico et Édouard, nous avons essayé de lui construire un petit moteur, car aller chercher ses clients à la main, avec des rames, nous semblait peu efficace.

Ce moteur, c'est une campagne de publicité sur Google. Jessica ne connaissant rien au marketing digital, et n’ayant pas de budget à consacrer à cela (par crainte que ça ne lui rapporte rien), nous avons paramétré et financé nous-mêmes cette première campagne.

Le choix de l’angle

En discutant avec Jessica, nous nous sommes rendu compte qu’elle a un savoir-faire pour soulager l’endométriose par la naturopathie et qu’elle a eu l’occasion d’accompagner plusieurs personnes sur ce sujet.

Cela nous paraissait un bon angle pour la campagne :

  • Il s’agit d’un problème concret et précis.
  • Il y a un gros volume de recherches Google sur le mot « endométriose » et « soulager endométriose » : c’est un mal qui concerne malheureusement beaucoup de femmes.
  • L’intensité concurrentielle est faible (seul un naturopathe se positionnait sur ce thème).

Nous avons opté pour la méthode suivante : créer une publicité sur Google renvoyant vers un article écrit par Jessica sur les manières de soulager l’endométriose, pour hameçonner les lecteurs, et les inviter à la fin de l’article à prendre rendez-vous avec elle sur sa page Doctolib.

Nous avons collaboré avec Jessica afin de rendre le ton et le contenu de l’article les plus percutants possibles.

Afin de pouvoir suivre les performances de la campagne, nous avons installé des “balises” via l’outil Google Tag Manager, qui permettent de comptabiliser les pages vues par les lecteurs et les clics réalisés.

Voilà ce à quoi ressemblait la campagne :

Le suivi de la campagne

Nous avons commencé par dépenser 20€ par jour, en augmentant de 2€ tous les deux jours. Cela nous a permis de dépenser de manière progressive, en nous concentrant sur les termes de recherche qui généraient le plus de clics sur les boutons de réservation de rendez-vous.

Les premiers résultats

À ce jour, nous avons dépensé 300 euros, et 39 personnes ont cliqué sur un bouton de réservation. Ce qui donne un coût par clic de réservation (ce que Google appelle une conversion) de 7,70€.

Voici à quoi ressemblent les deux types de boutons de réservation :

Nous devons attendre quelques semaines afin de savoir, d’une part, combien de RDV ont été réellement pris (certains internautes ont certainement changé d’avis en arrivant sur la page Doctolib), et, d’autre part, combien de rendez-vous ont été effectivement honorés (et donc payés).

Nous nous sommes posé la question de la rentabilité de la campagne. Combien de clients la campagne doit-elle rapporter, sachant qu’un rendez-vous coûte 60 euros et qu’un client réserve en moyenne 1 rendez-vous et demi ? Cet exercice vous rappelle peut-être de mauvais souvenirs de vos cours de maths (en plus, je vous préviens, il y a un piège…).

Cette campagne n’est pas terminée.

Nous allons la poursuivre et l’améliorer, avec l’objectif d’augmenter le nombre de rendez-vous confirmés. Nous avons plusieurs idées en tête, comme proposer au lecteur de réserver un court RDV pour vérifier que la naturopathie peut l’aider ou de s’inscrire à une conférence en ligne sur un sujet connexe. L’idée est de convertir les visiteurs qui n’auraient pas franchi le pas de prendre RDV directement sur le site.

Ce que nous cherchons à prouver, c’est que si vous avez un bateau qui flotte (= une offre éprouvée, c'est-à-dire qui rencontre une demande), il ne manque parfois qu’un petit moteur pour vous faire gagner le temps qui vous sépare des vents favorables… 

À bientôt,

Aimery et toute l’équipe RiseCamp

PS : pour les curieux, voici la page du site vers laquelle renvoyait la publicité.