Newsletter 11 - Dans la tête d'un chef d'entreprise

Le premier chapitre du programme pilote est désormais clos. Retour sur 10 jours inspirants et passionnants.

Nous avons parlé mental, croyances, vision, ambition, argent, et stratégie !

Les 12 participants au programme pilote ont commencé par nous confier leur état d’esprit :

  • La moitié d’entre eux estiment « qu’ils ne manquent pas d’idées mais qu’ils éprouvent des difficultés à passer à l’action ».
  • 4 traits de caractère constituent, d’après eux, des atouts pour le développement de leur entreprise : la persévérance, l'énergie, l'enthousiasme, et la créativité.
  • 3 traits de caractère constituent en revanche des freins à leur développement : le manque d’organisation (et une tendance à procrastiner), la timidité et la crainte du jugement des autres. De quoi empêcher de passer à l’action, en effet !

Avant de travailler sur les offres des douze lauréats et sur la communication qui en découle, il était nécessaire de poser les bases d’une stratégie entrepreneuriale gagnante. C’est-à-dire, pour commencer, de formaliser leurs aspirations.

Quelle est votre vie rêvée ?

Le premier des deux défis de la semaine était conçu en ce sens : pourriez-vous nous décrire votre vie rêvée ?

  • Combien d'heures par semaine imaginez-vous travailler pour votre entreprise, à terme ? Combien de temps souhaitez-vous consacrer à votre famille ? Combien de temps voulez-vous garder pour vous ?
  • Quel niveau de revenu personnel aimeriez-vous atteindre grâce à votre activité (ce qu’il vous faudrait pour dormir sur vos deux oreilles) ? Quel chiffre d’affaires devrez-vous réaliser pour vous verser une telle rémunération ? Combien de clients cela représente-t-il ?

Voici par exemple la vie rêvée de Mariane, notre spécialiste Shiatsu :)

Cet exercice est essentiel : c’est cela qui vous donnera l’envie d’agir et qui fixera le cap pour avancer. À votre tour d’écrire votre vie rêvée dans le groupe Facebook si vous ne l’avez pas déjà fait !

Parmi les bases d’une stratégie entrepreneuriale gagnante, nous avons ensuite vu l’importance d’adopter une logique et une attitude d’entrepreneur, c’est à dire qu’en vous regardant dans le miroir, vous ne devez pas d’abord voir un thérapeute, un coach, un formateur, un décorateur…

Vous devez voir avant tout un chef d’entreprise !

Nous avons ensuite rappelé qu’un entrepreneur indépendant n’est pas une mais deux personnes à la fois : une personne physique (vous) et une personne morale (votre entreprise).

Ne mélangez jamais les deux. Beaucoup de micro-entrepreneurs ne l’ont pas en tête, mais cette distanciation est fondamentale pour au moins 3 raisons :

Primo, ce n’est pas vous qui êtes exposée à l'échec, c’est la personne morale

Si votre entreprise ne fonctionne pas comme vous le souhaitez, ce n’est pas vous en tant que personne qui n’êtes pas à la hauteur, loin de là.

Secundo, en tant que personne physique, vous devez vous considérer comme salarié de la personne morale

Autrement dit vous n’êtes pas seulement votre propre patron, vous êtes aussi votre propre salarié. Ce corollaire est souvent oublié et il est lourd de conséquence :

Il signifie d’abord que vous, personne physique, êtes potentiellement substituable, c’est-à-dire que vous pourriez salarier quelqu’un à votre place et lui déléguer partiellement (ou même totalement) votre activité.

Il signifie ensuite qu’en tant que salarié, vous devez vous soumettre aux exigences de votre entreprise. Vous devez prendre des engagements vis-à-vis d’elle et les tenir.

Concrètement, prenez un moment chaque semaine pour faire un bilan avec… vous-même.

Vous procrastinez, vous n'arrivez pas à passer à l'action… ? Que le patron que vous êtes convoque le salarié que vous êtes pour lui remonter les bretelles ! Une des participantes nous a écrit ce message éloquent : « Ce qui m’a marqué dans le live de mardi, c’est qu’en tant que patronne, je me licencierai direct en tant que salariée ! ;) Pour cause de procrastination, manque d’implication et de réalisation concrète en ce moment. »

Beaucoup de blocages peuvent être levés ainsi : vous n'aimez pas vous vendre ? Décomplexez-vous, ce n'est pas vous que vous vendez mais les offres de votre entreprise ! Etc.

Tertio, c'est avant tout la personne morale qui doit gagner de l'argent

C’est impératif, parce que c’est une question de survie. Ce n’est pas dans votre nature d’être obnubilé par ce que vous gagnez ? Pour vous la vraie richesse est ailleurs ? Soit ! Je partage cette vision. Je ne suis pas money-driven. Mais en revanche croyez-bien que je suis obsédé par le chiffre d’affaires de mon entreprise : je veux qu’elle soit la plus prospère possible car c’est la condition sine qua non de mon indépendance, sinon retour au salariat ! Vous devez viser beaucoup plus de chiffre d'affaires qu’il vous en faut pour vous rémunérer correctement. Vous pensez que l'argent ne fait pas le bonheur ? Votre entreprise, elle, pense le contraire : plus elle a de réserves sur son compte bancaire, plus elle pourra développer de projets… Et plus vous le serez également en tant qu'actionnaire car à défaut d’utiliser cet argent supplémentaire pour vous, vous l’utiliserez pour d’autres choses : vous vous offrirez des formations d’excellence pour développer vos compétences, vous vous paierez le luxe de choisir vos clients (donc de refuser certains d’entre eux), vous aurez les moyens de déléguer les tâches qui vous intéressent le moins (imaginez vous offrir les services d’une direction administrative et comptable externalisée et ne plus jamais entendre parler des impôts et de l’URSSAF par exemple !). Vous embaucherez, et vous prendrez 15 semaines de vacances par an, votre entreprise fera du mécénat et financera des causes qui vous tiennent à cœur…

L'importance de se libérer du temps

Le dernier principe que nous avons abordé concerne l’importance de se libérer du temps, en tant que chef d’entreprise, pour réfléchir à votre stratégie et suivre vos indicateurs de performance (coût d’acquisition, point mort, taux de fidélisation…). Cela suppose de collecter, analyser et exploiter des données clés :

  • D’où viennent vos clients ?
  • Combien cela vous a–t-il coûté de les acquérir ?
  • À quel point sont-ils satisfaits du service que vous proposez ?
  • Et bien d’autres…

Et surtout, surtout, surveillez votre chiffre d’affaires comme le lait sur le feu. Qu’il progresse ou qu’il régresse, à chaque variation, demandez-vous pourquoi. C’était notre deuxième défi de la semaine : analysez les ruptures dans votre chiffre d’affaires depuis douze mois.

Voici par exemple la courbe de chiffre d’affaires d’une naturopathe qui a lancé son activité il y a un an.

Explications des hausses et des baisses :

  • En août 2021, elle a réalisé un atelier d’initiation lors d’un séminaire d’entreprise dans un château situé à quelques kilomètres de son cabinet. Cette intervention était peu rémunérée mais elle lui a apporté un coup de projecteur dans sa région : plusieurs participants du séminaire l’ont ensuite recontactée et sont devenus ses clients (explication de la hausse qu’on observe à partir de septembre et qui se poursuit jusqu’en novembre).
  • Jusqu’à la fin du mois de novembre, elle proposait une réduction pour la 1re consultation (explication de la chute de décembre).
  • Début janvier, juste avant de partir en vacances (explication de la chute du CA ce mois-là), elle a réalisé une interview dans un média national spécialisé, qui lui a permis de capter, à son retour de vacances, des nouveaux clients en distanciel (hausse de février et mars, et dont elle récolte encore les fruits aujourd’hui). Cette opération est donc à refaire au plus vite !

Nous sommes en train d’analyser les autres courbes qui nous ont été envoyées par les participants.

Comment vos revenus mensuels évoluent-ils ?

Vous aussi, vous pouvez saisir vos derniers revenus mensuels dans ce document (il génère automatiquement le graphique), puis partager votre courbe et votre analyse dans le groupe Facebook de la communauté (aucune indication chiffrée n’apparaît, seule la courbe, la dynamique nous importe).

Relever ce petit défi - qui consiste donc à réaliser ce graphique et à l’analyser- permet de prendre du recul sur vos actions passées et pourra déclencher des échanges sur votre stratégie avec nous et les autres membres.

Vous le voyez, le programme pilote a démarré sur les chapeaux de roues, et nos participants font preuve d’une envie et d’un enthousiasme communicatifs ! Maintenant que nous avons terminé ce chapitre sur l’état d’esprit de nos entrepreneurs, nous allons pouvoir nous projeter sur le nerf de la guerre : les offres, le marketing et la transformation.

Mais avant cela, nous voulons nous assurer que nos douze participants disposeront du temps nécessaire pour mettre en place les actions du programme. Le prochain chapitre sera donc dédié à l’organisation.

À bientôt,

Aimery et toute l’équipe RiseCamp